Vincent Bolloré a-t-il été appelé à comparaître pour « «favoritisme et corruption », en ce qui concerne la concession du terminal à conteneurs du Port autonome de Douala (PAD) ?
Des sources proches de l’institution semblent l’affirmer.
Cependant, Dans un communiqué, le groupe Bolloré a "démenti" mercredi soir toute convocation, en assurant ne faire "l`objet d`aucune procédure judiciaire au Cameroun". Me Olivier Barratelli avocat de l'homme d'affaire français, dans une déclaration à l`AFP mercredi soir, estime qu’il s’agit "d`une fausse information voulue pour une tentative de déstabilisation" du groupe Bolloré. Me Barratelli émet en conséquence "les plus expresses réserves sur l`existence, la crédibilité et la réalité" de cette convocation.
Un mois plutôt, certains de ses collaborateurs avaient également été interpellés par la justice dont le vice-président du groupe, Michel Roussin, par ailleurs ancien ministre français de la Coopération.
Cette décision survient après qu’une plainte ait été déposée en 2006 contre X pour « favoritisme et corruption » par Jacques Dupuydauby, le président du groupe espagnol Progosa. Jacques Dupuydauby s’est toujours plaint d’être écarté par son concurrent Vincent Bolloré pour l’exploitation du terminal à conteneur du PAD.
M. Dupuydauby s’est « réjoui » de cette assignation de Vincent Bolloré et se « félicite que l’instruction suive son cours normal ». A-t-il laissé entendre à APA.
Le groupe Bolloré et le groupe Progosa avaient été retenus lorsque le gouvernement camerounais avait lancé une offre internationale de privatisation du terminal à conteneurs du port de Douala.
Progosa proposait de payer 5,5 milliards de francs CFA au titre de redevances annuelles à l’Etat pour cette concession, qui devait durer 15 ans, Tandis que Bolloré n’offrait que 3,2 milliards de francs CFA par an.
Les péripéties de l’affaire Bolloré suivent leurs cours, depuis les controverses nées de la privatisation du terminal à conteneurs qui a déjà valu l’emprisonnement de certaines personnalités camerounaises, telle Alphonse Siyam Siwé, l’ancien directeur général du PAD, condamnés l’année dernière à trente ans d’emprisonnement ferme.
D`autres procédures judiciaires sont actuellement en cours entre les deux groupes, en Espagne, en France et au Cameroun.
A.N