Nous vous annoncions hier une conférence de presse du Mincom sur les allégations de l'AFP et Jeune Afrique concernant l'opération épervier qui serait à tête chercheuse. Voici in-extenso le propos liminaire du ministre de la Communication.
Mesdames et messieurs, l’Agence France Presse a publié le 25 janvier 2010 un article sur la lutte contre la corruption au Cameroun, article repris le même jour par la rédaction web de Jeune Afrique. Afin d’éviter toute désinformation sur la lutte contre la corruption, je tiens à porter à votre connaissance les précisions ci-après :
La lutte corruption au Cameroun est une exigence légale et éthique qui participe exclusivement su souci de protection de la fortune publique, de la moralisation et de l’assainissement du comportement. La corruption au Cameroun, ainsi que l’attestent les procès ayant déjà eu lieu, ou en cours, se déroulent dans le cadre du respect du principe de l’Etat de droit, notamment l’indépendance de la justice, le principe d’égalité devant la loi pénale, le principe de la présomption d’innocence, le principe du débat contradictoire, et le droit à un procès équitable. La lutte corruption au Cameroun procède de la constance d’une volonté politique. En 1982, lors de l’accession la Magistrature suprême de son excellence Paul Biya réitérée en 2004 d’abord comme promesse à l’occasion de la campagne électorale, ensuite comme engagement par le biais du discours de prestation de serment devant les élus du peuple et devant le peuple
La lutte contre la corruption, au-delà de la qualité et de l’identité des personnes interpellées, jugées et condamnées ou libérées, participe de la consolidation de la justice et de la soumission de tous à la loi dans distinction fondée sur le rang ou le titre. En da qualité de garant du fonctionnement des institutions républicaines et de l’exécution des lois, le président de la République, dans ses différentes allocutions, exhorte à la lutte contre le corruption et prescrit la rigueur comme norme de comportement. Les procédures d’inscription, d’inculpation et der jugement relèvent au Cameroun comme dans tout Etat de droit du seul ressort et de l’initiative exclusive de la justice en vertu du sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs. Interprétée autrement la lutte contre la corruption procède de la mauvaise fois et du dénigrement systématique parce que cette action relève simplement de l’application ferme et résolue de la loi. Je vous invite donc, mes chers amis journalistes, en vos qualités respectives, à prendre au sérieux la dynamique de l’Etat de droit telle qu’elle s’exprime dans notre pays.
Je vous remercie infiniment.