Fréquents depuis quelques années au Cameroun, le kidnapping est devenu depuis un moment le nouveau mode d’arnaque et de criminalité prisé par les malfrats. Ceux-ci enlèvent des victimes, puis exigent des familles le paiement de rançons qui peuvent se chiffrer en terme de millions de francs CFA.
Après l'enlèvement en novembre dernier de la nommée Djampou K. Audrey, étudiante à l'université des Montagnes, deux autres étudiants de la même institution ont été enlevés dans la nuit du 06 janvier dernier à 20h 30 dans une mini-cité à Bangangté par trois individus qui sont arrivés à bord d'un véhicule de marque Toyota Corolla KE 92.
Il s'agit des étudiants Djoua Yannick Joël et Kouam Kouam Marie Laure, tous deux âgés de 18 ans et étudiants en première année de médecine à l'université des Montagnes. Aussitôt alertées, les équipes spéciales d'intervention rapide (Esir) de la police sont descendues sur les lieux, mais la traque des ravisseurs restant vaine, ceux des parents qui le pouvaient ont dû se plier aux exigences de ces derniers. 5 millions de francs ont été déboursés, et les étudiants libérés.
Emilienne B., la vingtaine, a échappé à un enlèvement le 04 janvier à Yaoundé. Selon les dires de la jeune fille, elle avait emprunté un taxi. Seulement, en chemin, le conducteur a changé d'itinéraire. C’est grâce au contrôle de la police qu’elle a eu la vie sauve. On se souvient d’un jeune écolier de six ans, qui a été enlevé par des inconnus l’année dernière, à Douala et ceux-ci réclamaient 20 millions de FCFA à ses parents pour le libérée. Cependant, lors des négociations au téléphone, ils ont dû laisser le gamin saint et sauf. Mohamadou Tandji à Maroua, fils d’un riche commerçant a été retrouvé pendu, parce que ses parents ont durci, face à la rançon de 60 millions proposés par les ravisseurs.
De part tous ces exemples, on constate qu’au Cameroun actuellement, les bandits ont changé leurs stratégies pour avoir du butin. Maintenant, dépasser le temps des braquages à main armée, des pillages dans les domiciles….l’heure est aux rapts.
Mais, toutes les familles ne sont pas concernées. Seulement les nanties, on pourrait dire ! Car, selon les autorités camerounaises, il semble que ces hors la loi sont en quête des grosses sommes d’argent. Et ne cible pour cela, que des personnes qu’ils savent capable de leur fournir la somme dont ils ont besoin. Mais en cas de refus, ces brigands se montrent sans pitié. Et comme les coupeurs de route, ils coupent une partie du sexe si c’est un garçon ou un membre pour donner l’exemple. Alors, les parents s’exécutent.
Lancée à leur poursuite, ces rançonneurs depuis qu’ils terrorisent de nombreuses familles réussissent toujours à se frayer un chemin, après avoir réalisés leur forfait. Entre temps les populations au Cameroun sont davantage averties sur cette situation, qui échappe encore aux mains des forces de maintien de l’ordre malgré l’effort que font ses derniers pour la faire disparaitre.
Alliance Sylvie Zamo