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Association Camerounaise pour la paix : « …le gouvernement ne nous aide pas… »
Jan 23,2008 00:00
by
ariane
Tel un ruisseau qui coule silencieusement, telle une rivière profonde et à l’ombre des regards, l’ASSOCIATION CAMEROUNAISE POUR LA PAIX (ACAP) lutte depuis plus de 10 ans pour contribuer au maintient de la paix au Cameroun. Initiée par Sally Oumarou, opérateur économique camerounais, et président de l’association, l’organe étend ses tentacules sur tout le réseau national, dont le siège se trouve à Douala. Association à but non lucratif, l’ACAP se veut médiatrice lors des conflits ou des grèves, et initie des pourparlers entre les parties concernés ; elle assiste également les populations dans l’aide au développement, et joue le rôle d’observateur lors des élections municipales et présidentielles. « En général, on n’anticipe pas les négociations, nous intervenons quand il y a déjà problème, mais cela n’exclut pas les exceptions… » Affirme Mme Wole Hermine, chargée de mission au secrétariat de liaison de Douala. L’ACAP s’est imposée comme médiatrice à plusieurs reprises lors des grèves des taximen, elle a également mis sur pied une structure : la PROMO ’S, plan d’épargne pour les chargeurs de la gare de SODIKO, programme qui marchait très bien d’après eux. L’association d’autre part règle aussi les conflits enregistrés auprès des chargeurs. L’ACAP reçoit également beaucoup d’individus dont des refugiés. L’organe entretient de bonnes relations avec les ONG et associations locales et internationales, et reçoit de celles-ci un soutient morale. L’association déplore le ralenti de ses activités et projets du fait d’un déficit de moyens financiers, « parfois nous cotisons entre nous 500FCFA ou 1 000FCFA pour faire des photocopies… nous avons surtout besoin d’un fond de roulement qui génère des revenus pour nous permettre de tourner … » déplore Mme Wole qui ajoute : « le gouvernement ne nous aide pas, surtout quand on apprécie nos réalisations… » Mais le plus flagrant d’après eux, ce sont ces personnes qui empiètent sur leur travail, à l’instar du programmes PROMO’S, qui marchait bien à sa création et dont certaines autorités s’en sont accaparés. L’ACAP dit avoir beaucoup de projets sous les tiroirs, mais déplore les finances qui manquent au rendez-vous ! « Nous voulons refaire un équivalent de PROMO’S avec les chargeurs de Douala, mais dans les sites homologués par le gouvernement…» |